Sorour Kasmaï, France 24 « Iran : les artistes prennent la parole »

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FRANCE 24 – 18/01/2013

Iran : les artistes prennent la parole
Aujourd’hui le Journal de la culture est entièrement consacré à l’Iran et à la place des artistes iraniens dans leur pays mais aussi hors de ses frontières. Nous en discutons en compagnie de la romancière Sorour Kasmaï, du calligraphe Hassan Makaremi, du comédien et musicien Abbas Bakhtiari et du metteur en scène Kazem Shahryari.

6 octobre 2012, Hôtel Lutetia…

« Pour distinguer sérieusement deux lieux réels, ne faut-il pas d’abord chercher ce qui les distingue imaginairement, se demander de quels prolongements oniriques ils sont capables. »  Poétique de la ville – Pierre Sansot 

Téhéran – Extraits de l’intervention de Sorour Kasmaï 

… L’arrivée de la technologie vers les années 50, entraîne une certaine modernité qui revendique quelques années plus tard, un troisième axe d’expansion : le vertical. La ville se met à s’ériger vers le ciel, d’abord timidement, sur deux ou trois étages, puis avec plus d’ambition sur six sept étages pour finir à des dizaines et au-delà, comme pour afficher sa volonté de tenir tête face à sa majesté la montagne qui immuable et éternelle trace toujours la ligne d’horizon. Lire la suite

Téhéran 1979-2009

[…] Le système, uniquement préoccupé par sa propre conservation et fragilisé par des divisions internes entre mollahs fondamentalistes et réformateurs, se retrouve alors devant une situation prérévolutionnaire. Les manifestants ont d’ailleurs initialement recyclé des slogans de la révolution de 1979 comme “Union, combat, victoire” ou le fameux “Allah Akbar” (Dieu est grand). “Dans mon roman, je raconte que les gens criaient sur les toits “Allah Akbar” en 1979. Lire la suite

Valse des morts à Téhéran

De Zarathoustra à Khomeiny.
A la fin des années 1970, Téhéran vivait sens dessus dessous, au propre comme au figuré. S’y déroulèrent dans le même temps la révolution islamique et la construction du métro, suivies de près par la guerre contre l’Irak. Ces événements servent de contexte au premier roman de Sorour Kasmaï, auteur de nouvelles et traductrice qui vit en exil en France depuis 1983. Le Cimetière de verre est une fable à la fois cocasse et érudite tirant son inspiration dans toute l’histoire de l’Iran depuis Zoroastre (ancien nom de Zarathoustra, prophète iranien du VIe siècle avant J-C, à l’origine du mazdéisme). Lire la suite

Sorour Kasmaï, bio – biblio

Née à Téhéran dans une famille francophile, Sorour Kasmaï fait ses études primaires et secondaires au Lycée franco-iranien Razi. En 1979, sa participation à la révolution iranienne l’oblige à quitter clandestinement son pays. Arrivée à Paris en 1983, elle étudie la langue et la littérature russes. Passionnée de théâtre, elle en fera quelques années plus tard sa spécialité et son travail. Parallèlement, elle commence à écrire des romans et des nouvelles. Lire la suite

… Et aujourd’hui, comment peut-on être Persane ?

« Les lettres persanes » de Montesquieu ont, bien évidemment, été convoquées plusieurs fois au théâtre municipal pour la lecture-spectacle organisée par le Prix du Jeune Ecrivain. Invitée du soir, Sorour Kasmaï, romancière et traductrice, était là pour expliquer – en répondant aux questions de Marc Sebbah : comment peut-on être Persane aujourd’hui ? Lire la suite