Valse des morts à Téhéran

De Zarathoustra à Khomeiny.
A la fin des années 1970, Téhéran vivait sens dessus dessous, au propre comme au figuré. S’y déroulèrent dans le même temps la révolution islamique et la construction du métro, suivies de près par la guerre contre l’Irak. Ces événements servent de contexte au premier roman de Sorour Kasmaï, auteur de nouvelles et traductrice qui vit en exil en France depuis 1983. Le Cimetière de verre est une fable à la fois cocasse et érudite tirant son inspiration dans toute l’histoire de l’Iran depuis Zoroastre (ancien nom de Zarathoustra, prophète iranien du VIe siècle avant J-C, à l’origine du mazdéisme). Au travers de différents portraits, souvent moqueurs, s’ourdit une critique du fonctionnement et de l’obscurantisme de l’Etat iranien après la révolution : « A ce qui se dit, si le portrait de l’Imam est visible sur la Lune, l’armée ne bougera pas »
Le Monde diplomatique, Violaine Ripoll, juin 2002

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